A peine
30 ans et déjà un joli palmarès. Kamel
est partout sur la scène internationale, ici au Maroc,
on l’a découvert grâce aux chaînes «satellitaires»
et spécialement TF1.
Star
Academy, l’émission à succès de la
chaîne française a révélé
au public Marocain un Kamel talentueux, rigoureux et surtout
ambitieux… il a provoqué l’intérêt de
tous pour sa passion à lui : la danse.
Né
en 1971 dans une famille kabyle de 12 enfants, Kamel Ouali
découvre la danse par hasard lorsque la troupe de
sa sœur danseuse avait besoin d’un garçon pour une
chorégraphie. Formé entre la France et Los
Angeles, Kamel Ouali a créé des chorégraphies
de clips (Tom Jones, Lou Bega, Modern Talking, Cerrone,
Alabina, Arielle Dombasle, Era, Ysa Ferrere, les ballets
de l'émission "Tapis Rouge",...), de défilés
(Cacharel, Ralph Lauren, Diesel, Dim...) et de scènes
telles que French Cancan aux Folies Bergères, Manu
Di Bango à l'Olympia, ainsi qu'à une création
pour 50 danseurs au Festival de Danse Contemporaine.
Il est
également professeur de modern jazz et de hip-hop
à l'Académie de Danse Internationale de Paris,
au Conservatoire de Saint-Denis et de la Courneuve.
Il a également réalisé la chorégraphie
de la comédie musicale «Les Dix Commandements»
et travaillé avec les plus grands stylistes dont
Yves Saint Laurent. C’est un véritable défi
qu’a relevé Kamel en devenant le professeur de danse
de «Star Academy» l’émission choc de
Real TV sur TF1. En effet, certains élèves
n’avaient jamais pratiqué cette activité auparavant.
Mais grâce à sa patience et à sa pédagogie,
il a réussi à faire des miracles avec les
plus récalcitrants. Même si la séance
d’étirements en rebute plus d’un, Kamel a su galvaniser
ses troupes avec des chorégraphies dynamiques et
sexy. Sa fermeté et son intransigeance ont porté
leurs fruits après deux mois et demi de cours: en
effet, ce sont les élèves eux-mêmes
qui exécutent la chorégraphie de leur hymne
"La Musique".
De sa omniprésence
sur la télé, les podiums, le cinéma,
les conservatoires et les salles de concert, le jeune artiste
dit : «Je pense être le même chaque fois.
Ma démarche est toujours artistique. On m’a en effet
accusé de vouloir faire du fric avec Star Academy.
Pour moi, c’était avant tout un challenge : former
des gens en un minimum de temps ! et les progrès
ont été réellement énormes.
J’en étais le premier surpris. Pourtant, lors du
premier cours, je me suis vraiment dit : « Au secours
! faut que je me sauve de là !». La vie de
Kamel ne manque pas de challenges, son style de danse en
est un aussi. Il aime mélanger, métisser les
différents genres et univers. Dans un spectacle signé
Ouali, on peut voir des danseurs hip hop côtoyer,
dans une harmonie surprenante, des danseurs classiques ou
contemporains. Pour lui la richesse est aux détours
de la différence et la diversité.
(Source:
L'Économiste)